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L’école accueille les loisirs et fait déjà sa rentrée

L’école maternelle de la cité Voltaire à Paris (11e) décroche les dessins des murs, range la boîte à crayons et scelle ses cartons. Cet été, elle ferme pour travaux, elle rouvre ses portes aux centres de loisirs en août. La rentrée est déjà dans tous les esprits.


« T’ habites où ? », demande un enfant de maternelle à sa maîtresse. Les yeux s’écarquillent, la mâchoire tombe. Il vient de la croiser au marché et peine à réaliser qu’elle aussi a une vie normale d’adulte. Pour les enfants, la maîtresse habite et dort dans l’école toute l’année. L’été aussi. Elle est l’école, c’est aussi simple que ça.


Retour à l’école pour les loisirs


Cette anecdote, la directrice de l’école maternelle de la cité Voltaire à Paris (11e), Patricia Laporte-Rigal, l’a vécue. Début juillet. Les enfants sont dans la cour, la directrice dans son bureau. Deux classes de petite, deux de moyenne et deux de grande section y sont rassemblées. Un coup de peinture est prévu pour cet été : l’école ferme en juillet mais elle rouvre ses portes aux centres de loisirs en août. Les plus jeunes sont entre 50 et 90 à revenir à l’école pour les activités périscolaires. Ils ont bien compris, eux, qu’il s’y déroule d’autres activités que la classe. Mme Laporte-Rigal regrette que les enfants reviennent à l’école pour leurs loisirs : «Ça n’existe qu’à Paris. Ailleurs, les loisirs ont leur propre espace. Non seulement les enfants perdent une partie de leurs repères mais ils oublient les règles assimilées pendant l’année. Et si les directeurs de centres de loisirs et des écoles discutaient entre eux ? », suggère-t-elle. Les parents pensent souvent que les activités périscolaires (le mercredi et pendant les vacances) sont gérées par l’école parce qu’elles se déroulent dans ses locaux. Faux : elles sont chapeautées par la ville. Des règles de vie sont affichées un peu partout dans l’école, pour éviter justement que les enfants ne les oublient en dehors de la classe et l’été. Elles reprennent la forme du héros et les codes de couleur de l’album Interdits des petits et des grands de Pittau et Gervais aux éditions Seuil jeunesse : rouge pour l’interdit (« On ne peut pas pousser quelqu’un dans les escaliers »), vert pour ce qu’il faut faire (« je tire la chasse d’eau »). Dans le bureau de la directrice, l’ordinateur est allumé. « Pour préparer la rentrée », précise-t-elle. Il y a tant à faire.

 
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