» »
Une école qui n’en est pas vraiment une
61 % de sorties positives
En 2007, 93 % des stagiaires qui ont intégré ce cursus étaient de niveau infra V (au niveau de la 3e). À l’issue de la formation, les écoles de la 2e chance revendiquent 61 % de sorties avec un emploi ou une formation. Pour arriver à ce résultat, elles s’appuient sur trois principes. Les stagiaires acquièrent d’abord les savoirs de base : français, mathématiques, informatique, culture générale. Puis ils alternent ces ateliers de formation avec des périodes de stage(s) et de recherche d’emploi. In fine, ils peaufinent leurs compétences sociales et personnelles : vivre en communauté, s’organiser et monter des projets.
« Prof, sûrement pas ! »
Leur botte secrète, une formation individualisée. Les stagiaires se forment à leur cadence, en fonction de leur niveau et de leurs besoins, épaulés par des formateurs motivés.
À Rosny-sous-Bois, Maxime Checinski est l’un d’eux. « Moi prof de mathématiques, sûrement pas ! », se défend-il. Ce qui lui importe, c’est moins la discipline que la manière de la transmettre et de guider les jeunes adultes sur la bonne voie, la leur. Brice, 20 ans, a choisi l’optique, puis le montage de lunettes après plusieurs stages. Aujourd’hui, il se réjouit de son choix et veut reprendre ses études : « En venant ici, j’ai réalisé que je savais », confie-t-il. Will, même âge, a choisi le secteur de l’hôtellerie et de la restauration après s’être essayé à la pâtisserie : « Au final, je suis plus sûr de moi ». Leurs tuteurs les ont chaudement recommandés. Ils s’envoleront en septembre après 10 mois à l’E2C, pour une école en alternance.
Période d’essai
Comme au travail, les stagiaires ont une période d’essai d’un mois. Ils doivent potasser des modules, du niveau 1 à 3 en fonction des besoins et des points faibles, listés dans un carnet de suivi. Pour valider ces aptitudes, les stagiaires passent une évaluation formative – ou intermédiaire, puis sommative, l’ultime étape. La formation se termine par la remise d’un certificat de compétences.
Les formateurs sont aussi les référents de 9 à 10 stagiaires chacun. Ils sollicitent souvent l’avis des personnes en contact avec celui-ci (les autres formateurs, le tuteur de l’entreprise, le psychologue de l’école) pour l’aider à articuler envies, capacités et marché du travail. Être formateur à l’E2C, c’est d’abord être à l’écoute. « Il faut établir une relation de confiance, comprendre le fonctionnement du jeune adulte et juger sa capacité d’autonomie », estime Maxime Checinski.