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Ouille, déjà le coup de la rentrée
La fac hors-la-loi ?
L’Union nationale des étudiants de France (Unef) a lancé un pavé dans la mare, en rendant public fin juillet le 4e rapport annuel de recensement des pratiques des universités en matière de frais d’inscription. Celui-ci accuse 35 universités sur 85, soit 40 % des universités françaises, de soutirer aux étudiants des sommes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. Et ce avec des techniques de dissimulation diverses. En tête, Aix-Marseille III, Reims, Lyon III, Amiens et Chambéry demandent des sommes pouvant atteindre dans certains cas respectivement 16 000 euros, 9 600 euros, 7 539 euros, 6 021 euros et 2 000 euros.
Ces pièges évités, on peut se fier au montant des droits d’inscription de l’année 2008-2009 fixé par arrêté. Ils connaissent cette année une hausse de 2,5 à 5 %: 169 euros pour l’inscription en licence, 226 euros en master, 342 euros en doctorat. En plus de ces frais, il faut compter la médecine préventive universitaire à 4,57 euros ainsi que la sécurité sociale étudiante, à ne régler que si l’étudiant a 20 ans au cours de l’année scolaire (avant le 30 septembre de l’année suivante). Le montant s’élève alors à 195 euros. Et elle aussi a augmenté de 1,5 % pour couvrir le déficit de la sécurité sociale étudiante s’élevant à 496 millions d’euros.
Piètre consolation ? L’étudiant peut désormais payer ses droits d’inscription et l’affiliation à la sécurité sociale étudiante en trois fois. C’est sans compter, encore une fois, sur l’augmentation de 1,79 % du ticket restaurant universitaire (Ru), soit 5 centimes, aujourd’hui à 2,85 euros.
ARS: réactions plutôt positives
Pour faire face aux dépenses occasionnées par la rentrée, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) coûte 1,3 milliard et bénéficie selon la Caisse nationale d’allocation familiale (Cnaf) à 4,6 millions d’enfants. C’est la Caf qui fait le partage. L'aide reste à 272,57 euros pour les 5-10 ans, atteint 287,57 euros pour les 11-14 ans (+ 15 euros par rapport à 2007) et 297,57 euros pour les 15-18 ans (+ 25 euros). L'Agence France-Presse (AFP) relève que les réactions sont plutôt positives, tant du côté des partenaires sociaux que des familles.