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Faut-il supprimer la maternelle ?
Pour les familles défavorisées
Le sondage sur l’opinion des Français sur l’école maternelle et primaire le dit pourtant : 84 % des Français considèrent en 2007 que l’École maternelle fonctionne bien.
Et dans toutes ces propositions, les nouvelles structures sont payantes. Or, ce sont pour les familles et les enfants les plus défavorisés que la scolarisation et la socialisation précoces apportent le plus.
Début septembre, c’est une étude britannique (3) qui démontre dans la revue Science l’apport de la maternelle sur les résultats en mathématiques, à condition que l’enseignement soit de qualité et l’attitude des parents éducative. Sans appel : plus l’enfant est sollicité plus il obtiendra des résultats.
La revue Éducation et Formation (n° 66) s’est demandée en 2003 s’il fallait développer la scolarisation à deux ans. Ce sont « les élèves des ZEP, des catégories sociales défavorisées, [ET] des catégories sociales les plus favorisées[qui] bénéficieraient le plus d’une scolarisation très précoce ». Et de conclure par un constat intéressant pour la réussite scolaire de nos enfants : « l’effet bénéfique d’une scolarité maternelle longue peut se constater et les quelques élèves qui sont entrés en maternelle à quatre ans ou plus seulement, redoublent le CP ou le CE1 pratiquement deux fois plus que ceux entrés à trois ans ».
Si la maternelle disparaît, quels apprentissages manqueront à nos enfants ? La vie en communauté, la relation à l’autre. Et puis la constitution d'un stock suffisant de mots pour aborder la lecture. C’est justement ce que déplore le linguiste Alain Bentolila, l’absence de « l’effort et le soin de la mise en mot » pourtant au cœur des programmes de la maternelle.
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(1) petite-section-a-chouffet.over-blog.com/pages/Danger_ pou r_la_maternelle-537265.html.
(2) Sondage réalisé fin août 2007 sur un peu plus de 100 personnes majeures.
(3) Dont les données proviennent du projet Effective Preschool and Primary Éducation (EPPE), l'une des plus vastes études longitudinales (principale méthode quantitative utilisée pour générer des données primaires) faites en Europe.