» »
Enfantin, les médocs?
Lorsqu’un enfant présente un petit problème de santé, la tentation est grande d’éviter les heures d’attente chez le médecin et de le soulager au plus vite par une automédicamentation avec les moyens du bord. Attention, danger ! Les médicaments ne sont pas des bonbons.
L’ automédication passe avant tout par une prise de conscience : il est possible de guérir sans prendre de traitement médicamenteux. En tant que parents, vous devez éviter de tomber dans le pathos dès que votre enfant vient se plaindre d’un mal de ventre, de dent, de tête, de tout. « Ça va passer », a-t-on l’habitude de dire. Pour le savoir, il faut attendre, si possible 48 heures, afin de voir l’état d’avancement d’une éventuelle maladie. Comme il est inutile de courir chez le médecin 5 minutes après l’annonce d’un mal de ventre, il est tout aussi superflu de donner un comprimé contre le mal de tête dans la foulée de la déclaration du petit malade qui, peut-être n’y voyait là qu’un moyen d’avoir un câlin supplémentaire.
Donner des médicaments à un enfant requiert un grand sens des responsabilités. Ce n’est pas parce que l’adulte prend 1 gramme d’aspirine pour calmer son mal de crâne que l’enfant, trois fois plus petit, doit se voir administrer le tiers de cette dose. De nombreux médicaments sont élaborés spécialement à l’intention des enfants – liquide, injectable, suppositoire – et sans l’aide d’un médecin, les parents ne peuvent décider seuls des doses à donner. Par ailleurs, il faut faire attention au cumul de certains traitements, dont le mélange peut s’avérer dangereux pour la santé de l’enfant. Le plus souvent, le poids est à prendre en compte, mais ce n’est souvent pas la seule règle à respecter. La notice est là pour nous rappeler les indications et contre-indications du traitement. Prenez le temps de la lire intégralement. Et surtout, conserver votre pharmacie en hauteur, fermée à clé et hors de portée. Un accident est si vite arrivé.