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L’échec scolaire, je refuse !
L'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev) lançait le 24 septembre la première journée du refus de l'échec scolaire. Les résultats d'un baromètre publié par l’organisation rendent fébrile: un enfant en difficulté sur 5 ne comprend pas ce qu’on lui demande et un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école.
Le thème de cette première édition était le lien entre « les familles et l'école », ou comment impliquer les familles les plus éloignées des questions scolaires. Première idée: l'Afev et ATD Quart-Monde ont proposé de créer dans chaque école « une salle d'accueil » pour les familles.
Organisation et spécialistes ont planché sur la question. L'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme a proposé de lier des actions de formation des adultes ne maîtrisant pas « les compétences de base avec l'entrée en scolarité de leurs enfants ». Philippe Meirieu, pédagogue, a préconisé « qu'une fois par an, tous les parents aillent une journée dans la classe de leur enfant […] » ; la FCPE de faire « acquérir les codes du système » aux parents et Cahiers pédagogiques « d'intégrer dans le cursus des futurs enseignants une formation obligatoire sur les relations avec les parents ».
Le « plan Licence » de Valérie Pécresse et le « code la paix scolaire » de Xavier Darcos veulent pourtant contrer la déroute scolaire. Y manque-t-il ce lien entre la famille et l’école qui fait défaut à la réussite scolaire? « Entre les murs », de Laurent Cantet, primé à Cannes, sortait en salles le même jour: d’un côté les idées fusent, de l’autre le constat tombe. À nous parents d’interroger l’institution et de proposer des solutions.