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La faute au public ?
L’engouement pour le privé est-il dû à la qualité de ses résultats ou à la déception à l’égard de l’enseignement public ? En concurrence ou complémentaires, les deux systèmes ont leurs atouts : le privé rassure, le public rassemble. Les élèves y trouvent-ils leur compte ?
Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) a décortiqué en 2005 l’engouement des parents pour l’enseignement privé. Un cadre sécurisant, – la possibilité pour les élèves de rester en étude après les cours et l’assurance qu’ils sont pris en charge en l’absence du professeur ; un meilleur suivi ensuite et la transmission des valeurs morales. 33 % d’entre eux seraient déçus par l’enseignement public. Début octobre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a révélé que 34 % des parents prennent cette option pour éviter « les grèves dans le public ». Les parents iraient-ils dans le privé à cause du public ?
Le privé… dans le public
Pour la Fédération des Parents d'Élèves de l'Enseignement Public (Peep), la plupart des parents aimeraient trouver des services présents dans le secteur privé. Lesquels ? Service minimum et étude dirigée. C’est chose faite : l’accompagnement individualisé est généralisé au primaire et dans le secondaire et le service minimum a été largement éprouvé. L’enseignement privé n’apparaît pas comme une solution de facilité pour les parents qui préfèrent envoyer leurs enfants dans l’établissement public le plus proche de chez eux. Mais les possibilités dans le secteur public ne sont pas toujours exhaustives : un peu plus de la moitié ont eu le choix dans le Nord, à peine un quart dans l’Est. Et le succès de l’enseignement privé est inégal. Si en Ile-de-France, on y refuse les élèves, en Bretagne, les effectifs sont en baisse. « La majorité des lycées publics remplissent parfaitement leur mission, pour peu qu'ils soient implantés dans un bassin de recrutement socialement mélangé », affirmait l’Express en décembre dernier dans un dossier consacré à un match public privé. Enfin, ceux qui voulaient contourner la carte scolaire n’ont plus à le faire. Oui mais voilà : l’enseignement public est encore victime de ses lourdeurs administratives et de son manque de souplesse.