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Toucher les jeunes, ou l’art de viser juste
Chasse aux préjugés
Comment aider les enseignants ? L’institution veut débusquer les clichés et les stéréotypes dans les manuels scolaires ; à l’appui d’un sondage, comprendre aussi les freins à l’origine des difficultés de scolarisation des enfants handicapés et des enfants des gens du voyage. Enfin, elle s’est engagée à élaborer des outils de sensibilisation pour les formateurs.
Preuve de son originalité, la Halde s’était déjà associée en décembre dernier aux éditions Play Bac pour un numéro spécial du journal Mon Quotidien, ensuite envoyé à tous les élèves de 6e. Dans la lutte pour la sécurité routière, en revanche, difficile de se renouveler : chaque année, le même combat. Le point fort de l’un des « trois grands chantiers »de Jacques Chirac en 2002 : ce thème est rentré dans les habitudes, est associé à des partenaires solides et est jalonné de rendez vous réguliers.
Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire a lancé début octobre son rendez vous national, du 13 au 20 octobre dernier : la 9e semaine de la sécurité routière. Nouvelle campagne, nouvelle mise en garde : « Ne laissez pas votre vie se briser sur la route ».
Et toujours le même argument-choc pour sensibiliser les jeunes: le réel. Exemple à la Cité scolaire Michelet (92) où les collégiens de 3e et 4e assistent à une simulation d’accident. À 50 km à l’heure, une Clio bleu percute un jeune cyclomotoriste (ce n’est par hasard). Le jeune est projeté, il retombe brisé, tué. « La mort d'Alex, reconstituée là, est une histoire véridique », conclut l’animatrice de la sécurité routière. À la sortie, les jeunes reçoivent un sac contenant des objets sur lequel est écrit, notamment: « Tu préfères avoir l'air d'une tortue sur ton scooter ou d'un légume sur ton lit d'hôpital? ». Ça marque, forcément.