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Punir l’absence ou récompenser la présence
L’absentéisme persiste et signe. Même 5 % c’est déjà trop. Ce sont autant d’enfants qui se retrouvent perdus, en décrochage scolaire voire délinquants, autant de parents dépassés dans leurs responsabilités. Plusieurs solutions sont expérimentées : soit on motive, soit on punit.
Fort-Coulonge est une municipalité de village du Québec. Dans cet endroit, loin de France, existe l'école secondaire Sieur-de-Coulonge, le seul établissement secondaire francophone du Pontiac. Pour contrer le fort taux d’absentéisme, ils ont copié le programme de fidélisation Air Milesqui attribue des points et des récompenses. Un jeune qui « réussit à ne pas sécher ses cours durant une journée complète mérite 200 points, auxquels peuvent s'ajouter 25 “milles” par période (…). À la fin, l'adolescent reçoit des prix de présence de 5 000 à 20 000 points, soit l'équivalent de raquettes de ping-pong, d'une pizza consommée à l'école ou d'un ballon de soccer », a expliqué fin septembre le site francophone canadien Cyberpresse.ca. Nécessaire ? Face à des élèves défavorisés, démotivés et en perte de repères, la direction de l’école en tire des conclusions positives : la méthode a le mérite de les inciter à venir.
Contraindre jusqu’au bout
Le système éducatif s’inscrit dans des valeurs dont la punition et la récompense font partie. La meilleure recette est alors celle qui imposera ou motivera l’élève.
Les punitions ont constitué le principe fondamental de la discipline… Les avertissements, les sanctions et les renvois en sont les principales formes. Mauvaise idée ? Pas pour les élèves du lycée professionnel et technique Paul Le Rolland, à Drancy. La sanction y est efficace : « Tous les matins les surveillants font le tour des classes et alertent systématiquement les parents des élèves absents. Dès la quatrième demi-journée d'absence, l'établissement constitue un dossier individuel de suivi de l'assiduité (Disa). Après sept demi-journées d'absence les parents sont convoqués par le proviseur », rapporte Nathalie Perrin dans Le Parisien du 7 juin dernier (…). Au troisième avertissement c'est une convocation à l'inspection académique et la menace d'une amende de 750 euros ». Un échange qui permet de soulever les problèmes d’ordre familial. « L'absentéisme n'est que le symptôme d'un mal-être », explique Marc Dreyfus, le proviseur. Une mesure répressive qui a atteint son objectif : en deux ans, l'absentéisme a diminué de 40 %, et le taux de réussite au bac général est passé de 31 % en 2002 à 70 % l'an dernier.