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Joyeux anniversaire, le bac !

Deux cents ans. Depuis 1808, nombreux sont les lycéens à avoir trempé leur plume et mouillé leur chemise pour cet examen de haute volée, premier diplôme universitaire et porte vers les études supérieures. Retour sur les deux siècles d’histoire du bac.


Les Autrichiens, les Polonais et les Suisses l’appellent la matura, les Espagnols la selectividad. En Français, la « baie des lauriers » – de la gloire – ou bacca laurea, est aussi preuve de l’accomplissement du rituel de passage de l’adolescence à l’âge adulte, chaque année médiatisée à outrance. Il aura fallu deux siècles d’histoire pour en arriver aux 520 000 admis en 2008, contre les 21 pionniers de 1808. Le bac moderne a deux cents ans, mais la forme historique de cet examen remonte au XIIIe siècle, avec l’apparition de l’université de Paris. Comme c’est toujours le cas aujourd’hui, le bac est le premier grade universitaire qui permet ensuite d’accéder à la licence. En supprimant les universités, les Révolutionnaires de 1789 jettent aux oubliettes le bac, réhabilité au titre de grade d’État par Napoléon Ier en 1808. Réformée par le décret du 17 mars de la même année, la forme moderne du bac est double : un examen ès lettres, un examen ès sciences, amenés par la suite à devenir deux diplômes distincts. Les épreuves se déroulent en grande majorité en latin, à l’oral, et portent sur la totalité du programme depuis la sixième. Les matières mères sont le latin, le grec, le français et la philosophie. Ce n’est qu’en 1820 que l’histoire et la géographie sont introduites, deux ans plus tard pour les mathématiques et la physique.

 
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