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Dodu, oui. Obèse, non !
Potelé, rondelet, dodu, grassouillet. Quel mignon langage pour éviter de prononcer le pire. Quand les parents entendent un peu trop ces mots dans la bouche de l’entourage, l’inquiétude grandit : mon enfant est-il obèse ? Conseils pour éviter de franchir la ligne jaune.
12%.C’est le nombre d’enfants touchés par l’obésité en France. Un chiffre effrayant dont les parents sont en partie responsables, jouant eux-mêmes sur les frontières entre rondeurs inoffensives et embonpoint dangereux : aujourd’hui, un adulte sur trois est en situation de surpoids.
L’obésité, parce qu’elle altère la santé, est considérée comme une maladie qu’il faut soigner avec l’aide de spécialistes. C’est pourquoi il est important de détecter au plus tôt les signes avant-coureurs d’embonpoint chez un enfant et, en tant que parent, de faire en sorte que cela en reste là. Mon fils est dodu comme un petit poussin, oui. Au-delà, non.
Vous vous posez des questions sur le poids de votre enfant, que vous trouvez bien supérieur à celui du fils de la voisine. Cherchez dans son carnet de santé ou sur le site Internet imcenfant. com la courbe de poids moyenne des filles et garçons. Calculez l’Indice de masse corporelle (IMC) de votre enfant en divisant son poids par sa taille au carré, et voyez sa position sur le graphique. S’il se trouve à la limite de l’obésité, les parents doivent être vigilants. Le risque : confondre veille alimentaire et régime drastique incontrôlé, impensable à cet âge sans l’accord et le suivi d’un médecin.newpage>
En voilà un beau bébé !
Pour qu’un beau bébé le reste, les mamans doivent être attentives à la qualité de l’alimentation qu’elles apportent. Préférez, si c’est possible, l’allaitement maternel à tout le reste. Attention aussi au lait de vache, très riche, qu’il vaut mieux éviter de donner avant 12 mois. Bébé pleure ? Il a faim ! Non. Un adulte s’inquiète bien évidemment de la santé et du bien-être de son enfant, d’autant plus s’il est encore tout petit et dépendant. Toutefois, ne pas confondre le rôle de parents et celui de gaveur d’oie. Un bébé qui pleure n’a pas forcément faim. Cela peut paraître cruel, mais mieux vaut attendre quelques minutes avant d’envisager pour de bon le sein, le biberon ou le biscuit. De plus, à présenter les choses systématiquement de cette façon, l’enfant, intelligent, aura vite compris la combine pour avoir double ration. Et pour le sport à petite échelle, privilégiez le tapis d’éveil au fauteuil transat.
Bien grandir en maternelle et en primaire
À l’entrée de la maternelle jusqu’au primaire, l’enfant doit voir la quantité de nourriture présentée dans son assiette augmenter pianissimo année après année. Il doit apprendre à structurer sa journée en fonction des 4 repas qui la compose et à alterner des périodes de satiété et d’alimentation. Donnez l’exemple ! Ne grignotez pas, et instaurez à la maison de bonnes habitudes à table : en famille, on prend son temps et on se passe de télévision. Insistez sur le petit-déjeuner, primordial. Ne les laissez pas partir à l’école avec une barre chocolatée en poche. Céréales, fruits, laitages. Idem pour le goûter. Bannissez les aliments « mous » (crèmes glacées, viennoiseries, bonbons, frites) dont les petits raffolent sans connaître les dégâts qu’ils peuvent causer sur l’organisme. À table, servez uniquement de l’eau plate ou gazeuse, ni jus de fruits ni sodas. Proposez les jus le matin (maison, c’est encore mieux) et un verre de soda au goûter. Pas plus. Enfin, inscrivez votre enfant dans le cours de sport de son choix. Deux, c’est encore mieux.