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Mieux réagir face à ses excès émotifs
Favoriser la simplicité
Réussir à apprivoiser ses excès émotifs se fait en prenant une distance par rapport au présent, nécessitant plusieurs étapes. Commencer d’abord par inspirer et expirer longuement, régulièrement. C’est en s’appliquant à guider sa respiration que notre dynamisme peut se jouer du stress. Bien respirer n’est pas un exercice si simple, pour certains c’est même un apprentissage aussi long que dure la vie ! Cependant sans verser dans la méditation, respirer permet de se vider la tête – en théorie – puisqu’on se concentre sur une action bien précise. Maintenant qu’on est un tout petit peu moins en proie à la peur, au doute, à la colère… on peut s’interroger sur sa réaction : est-elle adaptée à la situation ou au contraire est-elle démesurée, exagérée ? Pour conclure qu’une émotion est appropriée ou ne l’est pas, il faut visualiser, visionner la situation, son scénario : quel est le fait, la chose qui nous a plongés dans cet état de stress colossal ? Là, la concentration sur soi acquise en respirant nous aide à (re)trouver le fil de l’histoire. Croiser un candidat selon nous sûr de lui, entendre des bribes de savantes discussions : de tels faits, aussi mineurs en apparence soient-ils, peuvent réveiller un sentiment négatif de soi. D’autres astuces simples et accessibles peuvent nous porter secours: se remémorer un bon souvenir, penser à son plat préféré, regarder la photo de son héros, son animal, son ou sa fiancée… Que ce soit respirer « de l’intérieur » ou sentir les bonnes effluves de son poignet parfumé, agir nous amène à rationaliser, à dédramatiser, à prendre de la distance et nous parvenons à revenir doucement à un état de stress « normal ». En arrière-plan de la bouffée émotive se situe généralement une peur de l’échec bien ancrée, une peur de déplaire, de perdre, un manque cruel de confiance en soi. Mettre en évidence cette peur ne suffit pas pour s’en dégager. Ce qu’il faut stopper est cette pensée irrationnelle et sans fondement que l’on a de soi : notre incapacité à réussir. Pour que la peur n’agisse plus, il faut aussi la détourner de son objectif, la rendre inopérante, la désarmer : non, nous ne servirons pas la soupe à cette peur, nous n’exécuterons pas son impératif (tu n’y arriveras pas, tu n’as pas le droit de réussir), nous allons entrer dans cette salle et oui, ça va aller, nous allons y arriver comme les autres. En fait, il faut formuler, mettre des mots comme le disent les psys. Prendre avec humour une situation ou rire de soi et de ses réactions abracadabrantes est également une démarche qui nous fait lâcher nos certitudes parfois insensées et nous aide à affronter les choses de la vie plus posément.