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La langue des signes encore en sourdine

La langue des signes française (LSF) est enfin reconnue comme une langue à part entière. Elle a investi la société, la loi, l’école. Fin de l’histoire ? Non: les personnes sourdes sont encore victimes de préjugés car associées à des handicapés, et non à une minorité socioculturelle.

Si la langue des signes a mis du temps à devenir une langue à part entière – et ce n’est pas fini – c’est parce que longtemps la société a posé un regard négatif sur les sourds, associés au handicap et à la déficience. À l’origine de ce déni: la langue des signes française (LSF) a été bannie de l’éducation à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, les spécialistes ont heureusement admis qu’il s’agissait d’une langue comme une autre, avec le même degré de complexité qu’une langue orale et capable des mêmes performances.
Pour autant, le grand public, pas toujours bien informé, conserve des préjugés à l’égard des personnes sourdes. C’est pourquoi la LSF continue d’être l’objet de débats et d’enjeux qui la dépassent: politiques, identitaires, philosophiques, idéologiques.

 
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