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Rien ne va plus, choisir est (presque) fait
Le soleil escorte nos journées, de notre réveil jusqu’à l’endormissement de nos plus jeunes enfants, cependant nous n’apprécions pas encore la belle floraison des jardins ou l’expresso du matin en terrasse. Le problème vient du calendrier : le renouveau s’accompagne du conseil de classe et de la remise des bulletins. Il rappelle également qu’il faut arrêter maintenant nos décisions pour l’année scolaire prochaine. Les appréciations des enseignants ont vite fait de nous sortir de notre léthargie hivernale. Soit elles sont bonnes et il faut simplement s’assurer que les choses se poursuivent ainsi. Soit elles sont critiques et il faut redresser la barre. Nos enfants ont ils profité de notre baisse de vigilance, avions-nous trop confiance en leurs dires, ou ne voulions-nous entendre de leurs paroles celles uniquement rassurantes ?
Réflexion faite, l’heure n’est plus à l’extrapolation mais à l’action. Réagir. Agir. Pour eux. Pour leur avenir. Sa construction. Ils ont à choisir une voie, à déterminer un projet professionnel cohérent. Comment être sûr de la persistance de ses goûts, à 14 ou 16 ans ? L’orientation déstabilise et il y a de quoi ! Remontons le passé, repensons à nous : nos parents choisissaient souvent pour nous. Ils nous destinaient au même métier qu’eux, ou à celui qu’ils auraient voulu exercer.
Nous, parents d’aujourd’hui, nous voulons aider nos enfants à développer leurs goûts personnels. Mais mesurons-nous combien la tâche est rude ? Plus que jamais ils ont besoin de nous à leurs côtés. Alors excellons : choisissons une terrasse de café d’où contempler la beauté matinale des arbres en fleurs. Autrement dit, notre énergie, gardons-la pour être solidement présents pour nos enfants le soir venu. N’exigeons pas l’impossible, ils doivent prendre le temps de méditer la voie à prendre. Au lieu de les presser, aidons-les, demandons-leur ce qu’il se passe lorsqu’ils pensent à l’une des voies possibles : ils s’y imaginent ou vraiment pas ?