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« Gérer le "principe de réalité" »

Jean-Philippe Riant, coach et directeur de l’Institut européen de coaching de l'étudiant (IECE), est connu à La Lettre des parents (voir l’interview dans le n° 282). Il revient aujourd’hui pour décortiquer les examens. Organisation, conseils, écrit et oral : il passe en revue les difficultés et propose des solutions pour aborder les examens sans peur mais avec ténacité !




Quels sont les premiers conseils que vous donnez aux élèves ?


Mon premier conseil: « le principe de réalité ». Pour faire réaliser aux élèves le temps qu’ils ont effectivement devant eux, je leur propose de compter les heures qu’il leur reste jusqu’aux examens et qu’ils vont pouvoir leur consacrer. Après avoir dessiné un tableau, il faut remplir les cases. Au mieux, ils vont réaliser qu’ils peuvent réellement passer 15 heures par semaine à réviser leurs matières et qu’il en reste deux. Selon le même principe, on révise chaque matière en fonction de l’importance du coefficient. Les élèves ne se rendent pas compte du temps ni de l’effort à fournir. Pas de miracle, il faut accepter la charge de travail et faire des choix au moment de la préparation. Les coaches de l’IECE aident ainsi les jeunes à faire des arbitrages. C’est une question de bon sens: connaître le temps nécessaire jusqu’aux examens et savoir comment parvenir à ses fins, c’est se donner des chances supplémentaires de réussir ses examens.



Le diplôme national du brevet (DNB), le baccalauréat, les examens post-bac : quelles différences ?


Au moment où ils passent le diplôme national du brevet (DNB), les élèves manquent souvent de maturité. Ils ne se rendent pas forcément compte de l’enjeu des examens. À vrai dire, il n’y a pas d’enjeu scolaire pour eux: ce premier examen ne va pas modifier leurs parcours scolaires. Non seulement le contrôle continu est prépondérant, mais les bons élèves ne craignent pas l’échec et ceux qui échouent n’étaient déjà sans doute pas destinés à des études longues.
Le brevet comme le baccalauréat, soyons honnêtes, sont des non-événements pour beaucoup, et ce n’est pas la peine pour les parents de s’angoisser et d’en rajouter sur leurs enfants. Plus de 80 % des lycéens obtiennent le baccalauréat. Cela signifie que le baccalauréat n’est un enjeu que pour un tiers des élèves de la classe, ceux dont les résultats sont mauvais. Pour une classe constituée de 24 élèves, moins d’un quart, 3 ou 4 élèves seront vraiment inquiétés par le baccalauréat. Pour les autres, la différence portera sur la mention.
À l’université, les étudiants ont tendance à oublier qu’il faut être régulier dans le travail. Du coup, ils ne se rendent pas compte de la difficulté de la consigne à l’examen et restent superficiels. Ils doivent aller en cours, se plier aux règles et respecter le contrôle continu. Ce n’est pas un jeu: rater un cours est une grossière erreur si l’on veut réussir ses examens.

 
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