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Scolarisation des enfants dyslexiques : malgré les efforts, le système reste peu adapté
Face à la dyslexie, les moyens pédagogiques ordinaires, Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté notamment, se révèlent insuffisants. Pénurie d'établissements adaptés, carences du système éducatif et insuffisance des possibilités de rééducation : telles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les parents des 8 à 10 % d’enfants dyslexiques.
Tous les enfants peuvent être dyslexiques, aucun milieu social n’est épargné. En effet, les progrès de la neuroscience dans la compréhension de la dyslexie montrent qu’aucune déficience psychologique ou intellectuelle ne sont en cause. Or, les idées reçues et la méconnaissance de ce fonctionnement cognitif moins répandu exposent les enfants dyslexiques à un échec scolaire, portant un grand préjudice à leur épanouissement. La dyslexie est un Trouble spécifique du langage (TSL) qui se manifeste par une difficulté durable d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme. Parfois très prononcée, parfois moins, une dyslexie peut cependant être rééduquée, compensée. Ainsi, plus tôt un enfant sera pris en charge, plus vite il pourra acquérir des méthodes de compensation qui lui permettront de pallier son handicap scolaire et garder confiance en lui.
Les dispositifs de soutien en milieu ordinaire : PPS, PAI et PPRE
Le système éducatif propose trois dispositifs de soutien aux enfants dyslexiques en milieu ordinaire : PPS, PAI et PPRE.
Le PPS ou Projet personnalisé de scolarisation est un dispositif dépendant de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Il s’adresse aux élèves reconnus « handicapés » par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), relevant de la MDPH.
Le PPS consiste à mettre en place selon les besoins de l’élève :
- Une orientation scolaire en UPI, en Clis2, en classe ordinaire ou en cours à domicile.
- Un aménagement de la scolarité par une prise en charge extérieure durant les heures scolaires (orthophoniste, psychologue, répétiteur Cned…).
- Un aménagement pédagogique par l’adaptation des apprentissages (allégement du travail scolaire, polycopiés des cours…).
- Des mesures d’accompagnement par une auxiliaire de vie scolaire, un Service d'éducation spéciale et de soins à domicile ou Sessad (une équipe composée d’enseignants spécialisés, d’éducateurs, et de personnel médical ou paramédical intervient dans les différents lieux de vie et d'activité de l'enfant – domicile, crèche, école – et dans les locaux du service) ou un orthophoniste…
- L’attribution de matériels pédagogiques adaptés : ordinateur…
- L'aménagement des examens et concours. C’est à la famille de solliciter un PPS auprès de la MDPH.