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Jeux dangereux: la lutte continue
Le 18 juin, le ministre sortant de l’Éducation nationale Xavier Darcos relançait la machine à lutter contre les jeux dangereux qui sévissent dans les cours de récréation. Avec la mise en place d’un plan de rentrée spécial, les parents peuvent espérer en finir avec ces pratiques risquées pour leurs enfants.
Lors de son entretien avec les représentantes des deux associations intervenant dans la prévention des jeux dangereux, le précédent ministre de l’Éducation nationale Xavier Darcos a lancé un message fort: pour la première fois, il sera indiqué dans une circulaire de rentrée (circulaire n° 2009-068 du 20 mai 2009) que le phénomène des jeux dangereux doit faire l’objet d’une vigilance constante. Lors de cette rencontre, l’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas) et l’association SOS Benjamin ont mis leur connaissance au service du ministre, qui en retour a rendu hommage à leur travail sur le terrain.
Les jeux dangereux se manifestent de différentes façons, le plus souvent à l’insu des parents. Comment reconnaître la ligne rouge à ne pas franchir? Observés dans le milieu scolaire comme dans le cadre familial, ces phénomènes reflètent une réalité diverse.
On distingue ainsi
-les jeux de non-oxygénation (jeu du foulard, rêve indien…)
des jeux d’agression, intentionnels ou contraints (petit pont massacreur, catch, « happy slapping », et le petit dernier « binge drinking », qui consiste à absorber très rapidement le maximum d’alcool). Baptisées de plus d’une centaine d’appellations différentes par les enfants et les adolescents, ces conduites à risques doivent être l’objet d’une prévention active.
En cette rentrée, la lutte contre la violence et les discriminations à l’école fait partie des 15 grandes priorités du gouvernement. Xavier Darcos a souhaité que l’effort soit poursuivi et amplifié pour informer les élèves et leurs parents, former les personnels de santé et s’appuyer sur les associations. Il est proposé dans chaque académie un module de formation continue des personnels de l’Éducation nationale (médecins, infirmiers, assistants de service social et psychologues scolaires).
Les parents peuvent d’ores et déjà trouver plus d’informations dans la brochure ministérielle Les Jeux dangereux et les pratiques violentes: prévenir, intervenir, agir, sur le site media.education.gouv. fr/file/51/6/5516.pdf. Ils peuvent aussi s’adresser aux associations Apeas (membres.lycos.fr/apeas. Tél. 0613429785) et SOS Benjamin (sosbenjamin. org. sosbenjamin@hotmail.com).
Savoir reconnaître les premiers signes
Pour les jeux de non-oxygénation:
• Signes physiques: traces rouges autour du cou, joues rouges, violents maux de tête à répétition, troubles visuels passagers (mouches volantes, vision floue…), bourdonnements d’oreilles, fatigue, défaut de la mémoire et de la concentration, absences brèves de la conscience.
• Signes comportementaux: découverte d’un foulard, d’une écharpe, d’une corde, d’une ceinture, d’un lien quelconque, que l’enfant garde et veut garder sur lui en permanence, agressivité soudaine, violence verbale et/ou physique, repli sur soi.
Pour les « jeux » d’agression:
• Signes physiques:: blessures, traces de coups, vêtements abîmés, vols, sueurs, tremblements, douleurs abdominales, nausées.
• Signes comportementaux:: anxiété, troubles du sommeil, refus d’aller en classe, agressivité soudaine, violence verbale et/ou physique.